27 novembre 2006

La véritable horreur économique


Le 20 novembre, le Figaro titrait à propos des entreprises: "Tous les records de fusions et acquisitions seront battus en 2006". Gaz de France-Suez, Arcelor-Mittal, Alcatel-Lucent... Il y a plusieurs mois déjà que l'on sait que la France est gagnée par la fièvre des fusions.
Pour le quotidien, cette année sera encore plus "active" que 2000, marquée par le Krach de la bulle internet.
Souvent encouragées par l'Etat, elles ne se cantonnent pas au domaine privé. Le mouvement de concentration est général. Ainsi la plupart des administrations ou institutions publiques suivent la même tendance : les hôpitaux notamment, qui sont en train de se dévorer les uns les autres, en constituent une tragique illustration.

Autre caractéristique : les opérations sont d'une complexité et d'une durée croissantes. C'est ainsi qu'en France, Suez et Gaz de France ne boucleront sans doute pas avant 2007 leur fusion annoncée en février de cette année. Pis, en Espagne : les hostilités pour le contrôle du géant Endesa commencent juste en Bourse alors qu'elles se sont ouvertes il y a plus d'un an !
Tout ça est bien inquiétant.
Car en définitive il n'y a rien de plus abominable dans une économie saine et dynamique que les fusions d'entreprises. Cela peut faire illusion de manière fugace en donnant du poids et du chiffre aux géants nouvellement créés. A terme cependant, ça asphyxie l'émulation, ça tue l'initiative, ça créé des situations quasi monopolistiques, ça déshumanise et ça boursoufle la technostructure...



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