12 janvier 2016

Etre ou pas...

D’une heure opaque et lourde émerge un nouveau jour
Mais au bout de la nuit, ce qui commence à poindre
Donne-t-il vraiment plus à espérer qu’à craindre
Et l’aube a-t-elle moins de haine que d’amour ?

Le temps grave en chaque être un ténébreux contour
Qui l'oblige souvent à pleurer et se plaindre
Espérant malgré tout pouvoir un jour rejoindre
L'infini prolongeant ce destin bien trop court…

A-t-on imaginé pour être vraiment libre
Qu’il faille en appeler au règne de l’esprit
Plutôt que de la chair dépourvue d'équilibre ?

A-t-on songé que si le corps n’a pas de prix
Il est prompt à vieillir et périt quoiqu’on fasse
Tandis que l’Etre est jeune et jamais ne s’efface...

1 commentaire:

  1. la fluidité impalpable de la poésie peine un peu à se saisir d'une métaphysique austère et exigeante. Bravo pour cet exercice hors du commun

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