23 février 2026

Duplicité

L’actualité récente a donné à voir le triste spectacle de la Gauche dure à l'œuvre, c'est-à-dire dans ses sinistres besognes de passage à tabac, en attendant sans doute le fameux Grand Soir et son innommable bain de sang révolutionnaire.
Mais qu’en est-il de la Gauche en gants de velours auto prétendue socio-démocrate et républicaine, soucieuse de l’état de droit ?
Le moins qu’on puisse dire est qu’elle préfère regarder ailleurs. On sent bien comme un soupçon de gêne dans les réactions pudibondes des caciques du Parti Socialiste (enfin de ce qu’il en reste) et de ses apparentés. Ils ne peuvent certes approuver les abominables exactions commises par les hordes de barbares exaltés, se réclamant peu ou prou de la même idéologie qu’eux. Devant la dépouille encore fumante de l’infortuné Quentin, Olivier Faure fait un immense effort compassionnel en déclarant que «dans une démocratie, personne ne devrait mourir pour ses idées». Fabien Roussel en froid dignitaire de l’archéo-parti qu’est le PCF se borne à demander “que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue…” Cela n’empêche l’Humanité de dénoncer “une tragédie honteusement récupérée par la galaxie réactionnaire.”

Les larmes de crocodiles et les lamentations éplorées ne masquent pas longtemps la duplicité des esprits et le souci de protéger envers et contre tout, les prébendes acquises. Chassez le naturel, il revient au galop, notamment lorsque des échéances électorales majeures se profilent à l’horizon. Cette piteuse armée mexicaine, ce ramassis de militants confits dans un corpus de préjugés fétides, craint le pire à partir en ordre dispersé.
A peine ont-ils dénoncé pour la forme l’horreur qui s’est étalée aux yeux de tous, que déjà, ils amorcent le bon vieux rapprochement de “la gauche plurielle”, et n’ont de cesse de raviver les leurres d’un ennemi imaginaire d’extrême droite, si commode pour masquer l’abyssal néant de leur argumentaire.

Jérôme Guedj se désolait de voir son ami très cher Mélenchon devenu “salopard antisémite”. On aurait pu imaginer que d’aussi fortes accusations se traduisent par le rejet ferme et définitif de toute alliance future. Que nenni. Voilà que le même Guedj, interviewé il y a quelques jours à peine, ose expliquer, toute honte bue, qu’il "préfère voter pour le candidat quel qu'il soit face au RN, même s'il est LFI"....
François Hollande, tel qu’en lui-même, matois et patelin à la fois, tout en martelant que “la relation avec LFI est terminée”, révélait pour sa part qu’en cas de duel de second tour, il vote "toujours contre le RN". Entendez en langage clair, qu’il ne serait lui non plus aucunement gêné d’apporter son suffrage à un candidat LFI…
Ségolène Royal, la madone des saintes nitouches n’a quant à elle pas hésité, devant le cadavre du jeune homme assassiné, à reprocher à la présidente de l’Assemblée Nationale d’avoir demandé une minute de silence pour celui qu'elle considère comme "militant néo-nazi antisémite" ! Comment ne pas qualifier cela d’encouragement à continuer les étripages ?

S’il fallait encore une preuve, elle est là. Ces gens n’ont donc ni cœur ni morale. Leurs bons sentiments ne sont que leurres et fondent comme les neiges de printemps dès que leur plus bas intérêt matériel le commande…

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