15 avril 2026

Absurdité sociale

Vu qu'il ne se passe plus grand chose de nouveau dans les sphères législatives ou gouvernementales françaises, l'actualité se borne de facto à de minuscules événements.
L'ébauche d'embryon de texte de loi supposé libérer un peu le travail lors du 1ᵉʳ Mai a donc fini en avortement.

L'initiative venait de Gabriel Attal. Il fallait oser, en tant qu'homme de gauche, proposer cette entorse au sacro-saint “seul jour chômé” qui, par un amusant paradoxe, célèbre le travail par le repos forcé !
La levée de boucliers fut unanime et immédiate du côté des partenaires sociaux et des socialos, bolchos, cocos, écolos et compagnie. A croire que l'ancien autant qu’éphémère premier ministre avait volontairement jeté ce tout petit pavé dans le marécage social ! Comment a- t-il pu imaginer qu'il fut accueilli autrement vu l'état des mentalités ?

Cet épisode, quoique symbolique, est évidemment dérisoire. Qu'on autorise ou pas les gens à travailler le 1ᵉʳ Mai ne changera rien. Il y a tant de choses à proposer pour desserrer le carcan décourageant dans notre pays toute initiative, tout volontarisme et in fine toute liberté ! Hélas, force est de constater qu’on reste dans la logique de l'absurde. La même qui poussa, il y a quelques années le gouvernement à octroyer des congés au titre de la réduction du temps de travail avant de diminuer le nombre de jours fériés !
Cette fois, il n'a pas eu à reculer face aux syndicats et pour cause. Il n'a pas même fait mine d'avancer ! M. Attal quant à lui s'est donné le rôle d'audacieux réformateur à peu de frais.
Plus que jamais le travail reste et restera en France une aliénation. Aucune fleur ne sera accordée à ceux qui voudraient vendre du muguet autrement qu'à la sauvette. Et les boulangers resteront privés de leur gagne-pain au nom de la cause du peuple…

PS : On apprend que l'Assemblée Nationale, dans un élan inédit de simplification, vient d'entériner la suppression des diaboliques ZFE (zones à faible émission de CO2). Tout bon sens ne serait donc pas perdu !
Avant de se réjouir, attendons le vote du Sénat et surtout l'aval du Conseil Constitutionnel...