12 janvier 2026

La Liberté ou la mort

Le titre de ce billet résume cruellement l’alternative à laquelle est confronté, dans ces moments cruciaux de l’actualité, le peuple iranien.
Soumis à une dictature sanguinaire et rétrograde depuis un demi-siècle, ces malheureux se révoltent à nouveau, cette fois semble-t-il pour de bon. On se souvient avec quel sublime courage des jeunes femmes s’étaient rebellées, au péril de leur vie, jetant aux orties le voile auquel elles étaient assujetties par des mollahs phallocentrés, imposant leurs immondes lubies au nom de Dieu.
Toute communication étant coupée, tout journaliste étant banni du pays, il est difficile de mesurer l’ampleur du soulèvement en cours, mais tout porte à croire qu’il est massif. Tout laisse penser hélas que la répression est des plus sanglantes. On évoque le chiffre de 200 morts mais il semble qu’il soit très largement dépassé après une quinzaine de jours de manifestations.

Face à ce drame terrible que nul ne peut feindre d’ignorer, la plupart des pays dits libres restent les bras ballants se limitant à des déclarations lénifiantes. A l’instar de je ne sais quel satrape de l’ONU, ils sont “choqués par un usage excessif de la force” et appellent les autorités iraniennes “à la plus grande retenue” face aux foules mues par l’énergie du désespoir. La France, qui porte une très lourde responsabilité dans la prise du pouvoir par les ayatollahs, est muette. Le ministre des affaires étrangères, de plus en plus étranger à ses affaires, bafouille un discours incompréhensible, la ministre des armées évoque une escalade gravissime au Groenland (elle y annonce avec une détermination sans faille la création d’un consulat !). Le Président de la République qui aime tant jouer aux petits soldats, n’a pour l’heure rien d’autre à faire que d’envisager la création d’un énième Haut-Commissariat, consacré à la diversité et à la diaspora.

Seul Donald Trump est à la manœuvre et tous sont suspendus à ses décisions, le pressant d’agir, en dépit de toutes les insultes et de toutes les critiques dont on le couvre habituellement. Fera-t-il quelque chose et quoi, nul ne sait malgré tous les commentaires plus ou moins avisés, mais il est probable qu’il fasse ce qu’il a dit.
En attendant, fasse le ciel, et Dieu s’il existe, que ce peuple qui aspire si fort à sa liberté, et qui pour l’heure ne peut compter que sur lui-même, soit aidé dans la reconquête de ce bien tellement précieux…

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