Les élections municipales qui viennent de se dérouler s'inscrivaient comme la dernière échéance avant la conflagration présidentielle annoncée pour 2027. Il reste tout juste un an à courir avant ce scrutin décisif pour le pays. Est-ce pour autant une dernière ligne droite ?
Le moins qu’on puisse dire est que la situation reste des plus confuses. Aucune force politique n’incarne vraiment un espoir de renouveau. Aucune personnalité n’apparaît au premier plan de la scène politique et pire que tout, aucun programme d’avenir ne se fait jour. Alors que le pays s’enfonce mollement dans le déclin, la volonté fait plus que jamais défaut et la radicalisation des esprits ne cesse de progresser.
La Gauche inspire plus que jamais le dégoût par son hypocrisie, sa démagogie, ses mensonges et son sinistre "petit théâtre anti-fasciste", bien nommé par feu Lionel Jospin. En face, cela ne vaut guère mieux. Les partis, réduits à l’état de factions, sont incapables de réagir. Ils ne parviennent à s’unir en dépit de la convergence évidente des idées, et patinent dans l’indécision et la pleutrerie.
Les grandes métropoles vont donc continuer de dépérir à l’instar de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Rennes, Nantes… Si les lignes bougent à Nice, si Toulouse, Bordeaux et Clermont-Ferrand ont été arrachées de justesse à l’emprise malfaisante de l’écolo-coco-bolcho-socialisme, Nîmes a été littéralement livrée aux communistes par une droite aussi bornée que stupide. Au Havre, l’ancien et peu regretté Premier Ministre Edouard Philippe pavoise malgré un score miteux qui ne lui a même pas permis d’atteindre la moitié des suffrages au second tour face aux communistes !
Dans les quelques villes livrées aux enragés LFIstes, l’ambiance est à la vendetta. Le maire du Blanc-Mesnil, battu de très peu dans des conditions des plus discutables, quitte sa mairie bousculé par une horde revancharde sous les lazzi et les injures. On voudrait qu’il ait tort lorsqu’il affirme que “la ville va être divisée entre les racailles et ceux qui ont peur”. On espère qu’il se trompe quand il constate découragé que “le département est foutu”. Mais hélas, la partition mortifère du pays est en marche.
Peut-on dans ces conditions parler de dernière ligne droite ? Ce sont surtout de dangereux virages qui attendent le pays. Quant à l’issue de la campagne qui va commencer, elle semble des plus incertaines et ne laisse pas d’inquiéter.

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