07 mars 2026

La Liberté ou la mort 2

Ce qui se passe au Proche-Orient est d’une importance historique majeure. Près d’un demi-siècle après l'instauration de sa tyrannie, le pouvoir malfaisant des mollahs chancelle sous les assauts conjoints, massifs et ciblés des forces armées américaines et israéliennes.

Plus que jamais, pour le peuple iranien l’enjeu est simple, c’est la Liberté ou la mort. Dans ce contexte, une fois encore, Donald Trump fait ce qu’il a dit. Une fois encore, nombre de commentateurs de plateaux, plus ou moins avisés, en restent comme deux ronds de flan. Depuis des semaines, ils faisaient des plans sur la comète oiseux sur la stratégie du président américain. Qu’importe, ils inventent désormais toutes sortes de théories plus farfelues les unes que les autres pour tenter de révéler ce qui se passe dans la tête du bonhomme, lequel prend plaisir à les égarer avec ses déclarations aussi emphatiques que fluctuantes.

Un fait est sûr, l’Amérique et Israël sont bien seuls dans cette affaire. L’ONU est aux abonnés absents. Il en est de même des alliés soi-disant les plus fidèles.
La France est en dessous de tout. Emmanuel Macron, sans éprouver la moindre gêne, n’a pas eu un mot de félicitations ni d'encouragement, ni même d’espoir pour l’opération en cours. Il se borne à déclarer que “L’escalade en cours est dangereuse pour tous”, et “qu’elle doit cesser” au plus vite… Est-ce par crainte d’être vu comme complice si ce n’est associé, ou bien aveu de la perte d’influence de notre pays, il insiste sur le fait que la France n’a été “ni impliquée ni prévenue” !
Fidèle à la rhétorique visqueuse du “en même temps”, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, déclarait que la France "ne peut que se satisfaire de la mort de Khamenei", même si "ce n'est pas encadré par la loi"...
Il y a quelques semaines à peine le président français affirmait que les Vénézuéliens étaient "débarrassés de la dictature Maduro" et ne pouvaient "que se réjouir", tout en martelant qu’il "n’approuvait pas la méthode américaine" pour le renverser. Comprenne qui pourra…

Face aux agressions insensées du Hezbollah vis-à-vis d’Israël, Macron demande gentiment aux terroristes de cesser leurs tirs et appelle sans ménagement Benjamin Netanyahou à la désescalade, lui demandant instamment de “s’abstenir de toute intervention terrestre” au Liban et “un retour au cessez-le-feu”. Autant dire qu’il demande l’arrêt de l’intervention visant à éliminer le Hezbollah. Un peu fort de café de la part d’un chef d’Etat qui n’a rien fait pour aider ce pays à se débarrasser du fléau terroriste, en dépit de belles promesses, notamment lors de l’explosion du port de Beyrouth.

Le ridicule ne tuant plus, Emmanuel Macron parade en Falcon, encadré par 4 rafales dans le ciel tranquille de Normandie et il se décide à envoyer le porte-avion Charles de Gaulle qui stationnait en Suède, vers le théâtre des opérations moyen-oriental où il arrivera “sous 8 jours”, sans doute après la bataille. Ce n’est évidemment pas trop grave s’il ne s’agit que de faire des ronds dans l’eau….

En Europe, décidément plus hors course que jamais, il y a plus grave. L'Espagne, par la voix de son premier ministre Pedro Sanchez, interdit carrément l’utilisation par les Etats-Unis des bases dont il dispose en Andalousie. Cette décision, motivée par de sordides intérêts électoraux est une vraie trahison.
Dans ces circonstances, le Royaume Uni se montre à peine moins déloyal. Le Premier Ministre Keir Starmer autorise du bout des lèvres l’US Air Force à accéder à une base UK pour un objectif « spécifique et limité » de nature défensive.
Comment ne pas être consterné par ces réactions incompréhensibles ? Cette fois encore, ni la France, ni l’Europe ne sont au rendez-vous crucial de l’Histoire…

Aucun commentaire: