“La théorie c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique c'est quand tout fonctionne mais que personne ne sait pourquoi. Ici nous avons réuni théorie et pratique: rien ne fonctionne et personne ne sait pourquoi.”
Cette citation qu'on attribue à Einstein est plus que jamais adaptée à notre pays dont tous les services publics déraillent les uns après les autres.
Aujourd’hui l’attention se focalise sur sa justice.
Les émeutes itératives jamais sanctionnées, le scandale ahurissant du périscolaire parisien, l’horrible affaire Lyhanna, autant d'exemples font les gros titres de l’actualité la plus brûlante. Passons sur les deux premiers qui à eux seuls révèlent le paradoxe d'une société en pleine déconfiture morale. D'un côté elle se crispe sur un vain et nébuleux principe de précaution, de l'autre elle s'enfonce dans le déni de réalité et une idéologie aussi lénifiante que paralysante.
La tragique histoire de la petite Lyhanna, bien qu’elle relève des faits divers, crée la stupeur et l’effroi.
Monsieur Darmanin s'invite à réagir sur les plateaux télévisés. Il semble découvrir la faillite de la justice et se dit “terrifié” par les dysfonctionnements de l'Etat et notamment “de la chaîne judiciaire”, qui éclatent une nouvelle fois au grand jour ! Les bras vous en tombent à écouter les excuses arrosées de larmes de circonstance de ce monsieur qui fait partie du gouvernement depuis bientôt dix ans, dont 4 ans au poste de ministre de l’intérieur, et un an et demi à celui de garde des sceaux.
Qui peut accepter cette contrition rien moins que sincère et dont on sait par expérience, qu'elle n'est qu'une piteuse échappatoire sans lendemain ? Que ne propose-t-il sa démission devant une telle incapacité menant à de si terribles fiascos, dont la répétition est désespérante ?
M. Macron, décidément le plus calamiteux des présidents de la république, quant à lui n'a cure des regrets personnels, estimant comme à l’accoutumée, avoir tout fait pour le mieux. Il est certes “choqué” et juge “inacceptables” ces défaillances ces défaillances flagrantes, mais ne sent pas le moins du monde concerné, se bornant aux nébuleuses déclarations, mélange d’auto-satisfaction éhontée et d’engagements illusoires : “Nous devons clarifier ce qui s’est passé et ceci participe de l'effort que nous organisons avec le gouvernement depuis des années par le réinvestissement pour la justice …/… et la protection de l’enfance”. S’il ne veut entendre aucun argument de moyens, (vu qu’il n’en a plus à force de les avoir dilapidés aux quatre vents), il claironne qu’il est question ici “de réponse, de fermeté, d’organisation, de responsabilité”.
Mais pourquoi démissionnerait-il malgré tous ses échecs, puisqu’il fut réélu il y a deux ans à peine grâce à un système auto-entretenu par la bureaucratie, les faux-semblants et autres simulacres démocratiques ?
